LA LETTRE D'INFORMATION DE GIVAT HAVIVA - FÉVRIER 2026

LA LETTRE D'INFORMATION DE GIVAT  HAVIVA - FÉVRIER 2026


L'éditorial de la Directrice générale

Chers amis,

 La société civile arabe a décidé de se battre pour son droit à la vie et à la sécurité. Les manifestations de Sakhnin et de Tel Aviv ont été pour nous la preuve que les deux communautés – juive et arabe – peuvent se mobiliser en temps de crise et agir ensemble, solidaires. La criminalité et la violence dans la communauté arabe font chaque jour davantage de victimes. Il semble que la police et le gouvernement soient totalement indifférents, et l'abandon devient absolu. De ce désespoir est née l'une des plus importantes manifestations que nous ayons vues récemment dans la société arabe, à laquelle ont participé de nombreux Juifs. Certes, la criminalité et la violence ne cesseront pas sans une intervention massive de la police et du gouvernement, et elles continuent de faire rage, mais nous avons néanmoins été touchés par le courage civique de cette mobilisation massive dans les rues, dans l'espoir d'influencer les décideurs.

 Dans ce contexte de protestation encourageante, un événement terrible s'est produit au niveau national et éducatif. Deux classes de l'école Ibn Khaldun de Sakhnin étaient en excursion au parc HaMaayanot. Durant cette excursion, elles ont été agressées par des étudiants de yeshiva, uniquement parce qu'elles étaient arabes. Les élèves ont été aspergés de gaz lacrymogène et conduits d'urgence à l'hôpital. À l'école Ibn Khaldun, le programme « Langue commune » de Givat Haviva est mis en œuvre. Nous travaillons en étroite collaboration avec le personnel et le directeur de l'école, qui sensibilisent leurs élèves au respect, au vivre-ensemble, à l'égalité et à la démocratie.

 Cette attaque choquante est le fruit du racisme systémique et de l'incapacité persistante des forces de l'ordre face à la violence d'extrême droite, qui s'infiltre désormais dans les sphères civile et éducative. Sans sécurité de base, il est impossible de garantir l'égalité d'accès à l'éducation publique. Givat Haviva se solidarise avec les élèves et le personnel d'Ibn Khaldun et appelle le système éducatif et les forces de l'ordre à agir avec fermeté contre les auteurs de ces attaques. Si cette violence n'est pas stoppée, aucun enfant en Israël ne sera vraiment en sécurité.

Michal Sella, Directrice générale, Givat Haviva


La Résidence artistique 2025-26 se termine par une exposition au Centre d'Art

Les neuf artistes juifs et arabes israéliens ont terminé leur Résidence de trois mois avec l'ouverture de leur exposition « No Space Between Us » à la galerie d'art de Givat Haviva.

 Tout au long de cette Résidence, les neuf artistes ont créé, mangé, passé du temps, dormi ou en d'autres termes, vécu ensemble 24h/24 et 7j/7 dans le même espace partagé à Givat Haviva. Les artistes – Alumah Fishman, Chen Chefetz, Yarin Abu Hamad, Lila Abd Elrazaq, Noga Davis, Sarah Khatib, Amit Gavish, Fayza Badarneh, Tala – viennent de différents endroits d'Israël, Dalyat El-Karmel, Tel Aviv, Haïfa, Jérusalem, Arabeh, Nof Hagalil et Raanana.

Tout au long de leur participation au programme, les jeunes artistes ont été accompagnés par la Directrice du programme, par un directeur artistique, un facilitateur social et une équipe de mentors composée d’artistes israéliens de premier plan.

« Les participants ont mis de côté leur vie, leur maison, mais pas leur travail. Ils font un gros effort pour arriver ici, et tout les pousse en dehors de leur zone de confort », explique dans Maariv Anat Lidror, Directrice du programme de Résidence et de la galerie d'art Givat Haviva.

« Ils se trouvent dans une situation différente : une société commune, un nouveau lieu, de nouvelles personnes et aussi un processus de développement personnel. C'est un endroit très exposé, et souvent nous sentons que nous devons leur donner cet espace, pour apprendre à se connaître. Il n’y a pas de meilleure façon d’apprendre à se connaître que de vivre ensemble 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 ».

On peut lire dans Maariv l’article : « L’Art est la seule langue que nous parlons. Peu importe d'où nous venons », sur le groupe d'artistes en résidence à Givat Haviva.

Des nouvelles des programmes



●  La langue comme pont:  La langue peut être un pont mais aussi un obstacle. De nombreux diplômés du système éducatif arabe ont des difficultés à parler hébreu, qui est pourtant nécessaire à l’intégration dans le monde universitaire et sur le marché de l’emploi. Le Centre judéo-arabe pour la Paix de Givat Haviva œuvre à l’amélioration de l’hébreu parlé à travers divers programmes. Pendant les vacances d’hiver, dans le cadre du Département de l’éducation du Centre judéo-arabe pour la paix, des stages d’ hébreu ont été organisés pour les enfants et adolescents de la région. Les filles et les garçons ont pu cuisiner, jouer et chanter ensemble, le tout en hébreu 

●  Journée portes ouvertes au Lycée international:  Les futurs élèves sont invités le 27 février à rencontrer directement le personnel et les étudiants actuels, pour en apprendre davantage sur le Baccalauréat international IB, avoir un aperçu de la variété des activités extrascolaires et découvrir en première main ce qu’est vraiment la vie sur le campus.

 Séminaire pour le Laboratoire de leadership éducatif : Un séminaire de deux jours s’est tenu à Jérusalem pour les directeurs des départements de l’éducation et des municipalités de la plaine côtière, dans le cadre du programme du Centre judéo-arabe pour la Paix à Givat Haviva. Au cours de l’événement, des ateliers, des visites et des conférences ont été organisés pour renforcer les relations entre toutes les autorités et créer une coopération régionale au bénéfice de tous les habitants de la région.

 Rencontre pour les femmes d’affaires issues de la communauté arabe : À l’initiative de deux diplômées du Forum des femmes d’affaires du Centre judéo-arabe, un groupe de femmes indépendantes  et visionnaires s’est réuni pour réseauter, prendre du pouvoir et obtenir des outils pour construire une stratégie d’entreprise.

 

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